
Le président français Emmanuel Macron a déclaré samedi que la France tient Hezbollah pour responsable de l'attaque qui a coûté la vie à un soldat français de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) et blessé trois autres militaires. Cette déclaration fait suite à la confirmation par l'Armée de défense d'Israël (IDF) d'une attaque survenue dans le sud du Liban.
Selon un communiqué de l'IDF, l'incident a eu lieu alors que les casques bleus de la FINUL tentaient de déminer plusieurs munitions non explosées dans la région d'Al-Ghandouriyah. Une cellule terroriste de Hezbollah a ouvert le feu sur ces forces de paix, entraînant la mort d'un soldat et des blessures graves pour deux autres.
Dans un message publié sur X/Twitter, le président Macron a affirmé : « Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe à Hezbollah. » Il a en outre exigé que les autorités libanaises « arrêtent immédiatement les auteurs de l'attaque et assument leurs responsabilités aux côtés de la FINUL. »
Le soldat décédé a été identifié comme étant le sergent-chef Florian Montorio, originaire du 17e Régiment de génie parachutiste de Montauban. Sa mort a suscité une onde de choc en France et parmi les forces de la FINUL.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a également condamné l'attaque, déclarant sur X/Twitter que de tels actes causent « un grand tort au Liban. » Il a ajouté : « Je condamne l'assaut d'aujourd'hui contre les éléments du bataillon français de la FINUL. J'ai donné des instructions strictes pour mener une enquête immédiate afin de faire la lumière sur les circonstances de cette agression et de tenir les responsables pour compte. »
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a également exprimé son indignation face à l'attaque, bien qu'il n'ait pas mentionné Hezbollah par son nom. Sur X/Twitter, il a déclaré : « Tous les acteurs doivent respecter la cessation des hostilités et le cessez-le-feu. »
Cette attaque souligne les tensions persistantes dans la région, où Hezbollah continue d'exploiter la situation de cessez-le-feu pour mener des actions hostiles. L'IDF a déclaré que de tels actes mettent en danger les forces internationales présentes au Liban et compromettent la stabilité régionale.
Alors que la communauté internationale condamne l'attaque, les appels à une enquête approfondie et à une prise de responsabilité des autorités libanaises se multiplient. La France, tout en pleurant la perte de son soldat, insiste sur la nécessité d'une réponse ferme contre ceux qui menacent la paix et la sécurité dans la région.