
À l'occasion du sommet international One Health, qui se tient à Lyon, le maire Grégory Doucet a exhorté les villes du monde entier à s'unir autour de l'idée de One Health, une approche qui relie la santé humaine, animale et environnementale. Ce plaidoyer a été formulé lors d'une conférence organisée le lundi 6 avril à l'Hôtel de Ville de Lyon, en présence de plusieurs délégations étrangères et de la ministre déléguée aux Partenariats internationaux, Éléonore Caroit.
Grégory Doucet a proposé la création de l'Alliance des Villes One Health, une coalition mondiale qui rassemblerait les collectivités engagées pour la santé globale. Selon lui, les villes jouent un rôle crucial dans la gestion des crises sanitaires et environnementales, et il est essentiel qu'elles soient mieux équipées pour agir, notamment à travers des financements dédiés et une coopération renforcée avec les institutions internationales, les scientifiques et la société civile.
"Investir dans One Health, c'est protéger les plus fragiles et donner aux générations futures la chance d'hériter d'un milieu de vie plus sain", a souligné le maire écologiste. Cette initiative s'inscrit dans une dynamique locale et européenne, puisque dès 2022, Lyon a lancé une déclaration commune avec plusieurs villes européennes. De plus, en 2023, la ville a été désignée comme ville pilote du programme européen "One Health 4 Cities", aux côtés de huit autres collectivités.
Sur le terrain, l'approche One Health se concrétise par des actions axées sur la qualité de l'air, la végétalisation, la biodiversité et les mobilités actives. Lyon cherche ainsi à promouvoir une vision intégrée de la santé qui prend en compte les multiples facettes des défis contemporains, notamment le changement climatique, les pandémies et la perte de biodiversité.
Avec ce nouvel appel, Lyon aspire à structurer une coalition à l'échelle mondiale. L'objectif est d'intégrer l'approche One Health comme un principe fondamental des politiques publiques. Dans un contexte mondial marqué par des crises sanitaires et environnementales, la ville de Lyon se positionne comme un acteur clé de la santé globale, en s'appuyant sur un écosystème qui réunit des acteurs hospitaliers, scientifiques et institutionnels.
Le sommet One Health sera également marqué par la présence du président Emmanuel Macron, ce qui souligne l'importance de cet événement pour les politiques de santé à l'échelle nationale et internationale.
Grégory Doucet a également insisté sur la nécessité pour les collectivités de prendre leurs responsabilités face à ces enjeux. "Chacun devra prendre ses responsabilités", a-t-il déclaré, tout en soulignant que la métropole ne doit pas être sacrifiée sur l'autel de jeux politiques partisans. Il a précisé que la sécurité et le bien-être des habitants sont également des composantes essentielles de la santé publique.
Malgré l'engouement suscité par cette initiative, certains critiques soulignent des préoccupations quant à la capacité de l'administration à répondre efficacement aux défis locaux. Les élus locaux, notamment ceux de la droite, estiment que le maire doit d'abord s'occuper des problèmes de sa ville avant de s'engager dans des projets mondiaux.
La situation actuelle du système de santé français est également au cœur des débats. Entre la montée des scandales sanitaires et la nécessité de réformer l'industrie pharmaceutique, les intervenants appellent à une réflexion approfondie sur la santé publique. Les enjeux de sécurité, de développement urbain et de prévention doivent être au centre des priorités des élus locaux.
En conclusion, le sommet One Health à Lyon représente une opportunité unique pour rassembler les villes du monde autour de la santé globale. La vision de Grégory Doucet pourrait permettre de renforcer les actions locales tout en intégrant des perspectives internationales, mais cela nécessitera une coopération active de tous les acteurs concernés.
